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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 13:48

Aujourd'hui, je quitte Anjuna, sans trop de remords. Je décide de mettre cap au sud et d'aller me réfugier à Palolem, un des plus beaux endroits de Goa, paraît-il. Pour ce faire, je vais emprunter le bus, ou plutôt les bus. Le réseau routier est bien développé et avec le train, le bus est le moyen le moins onéreux de se déplacer. Un peu comme partout d'ailleurs. Prendre le bus fait partie de l'aventure et permet de découvrir un peu plus que le paysage qui nous entoure.

 

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La gare routière c'est aussi l'occasion de se ravitailler

 

Je prends un premier bus d'Anjuna a Mapusa, la ville la plus proche. La règle est inaltérable: avec mon gros sac, je monte par l'avant du bus, dépose le sac à dos à côté du chauffeur, et je me précipite sur une place libre. Dans ces petits bus qui relient les villages entre eux, il y'a toujours 6 places de réservées pour les femmes, 2 places pour les handicapés et 2 places pour les senior. Autant dire que le plus souvent, rien de tout cela n'est respecté et qu'il est même assez fréquent de trouver des hommes assis aux places "ladies only" et qui ne céderaient leur siège pour rien au monde si une femme venait à monter dans le bus. C'est un peu comme en France. Mon petit bus bat toute la campagne entre Anjuna et Mapusa (une dizaine de kilomètres par le trajet le plus direct). A Mapusa, je prends un autre bus pour Panjim, la capitale de l'Etat. J'ai de la chance, je tombe sur le Panjim express prêt à partir.

 

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Sachant que ce bus ne marquera pas d'arrêt entre Mapusa et Panjim (17km), il a intérêt à partir le plus plein possible. La gare routière de Mapusa (comme beaucoup de gares routières du pays) est un véritable bordel désorganisé qui obéit cependant à quelques règles. En fonction de la ligne, le bus va aller se ranger dans un coin bien précis de l'immense parking. Il devra quitter sa place lorsque le bus suivant arrivera. Pour chaque bus, il y'a un "rabatteur" qui hurle la destination en continu, afin de faire monter un maximum de personnes dans le bus. Une fois que le bus doit partir, klaxonné qu'il est par le suivant qui veut prendre sa place, le chauffeur remonte le plus lentement possible vers la sortie du parking. Il pourra encore ramasser quelques passagers avant de définitivement mettre les voiles. Mieux vaut arriver alors qu'il reste encore des places assises, sinon c'est voyage debout garanti. Et ce n'est pas très agréable, crois-moi mon lecteur bien confortablement installé.

 

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On se retrouve vite debout dans les petits bus de campagne


A Panjim, je prends un autre bus pour Margao, la capitale du sud de l'Etat. Cette fois-ci, le billet se prend à un guichet bien déterminé de la gare routière. On fait la queue bien sagement devant le guichet, qui n'ouvre que quelques minutes avant le départ du bus. S'agissant d'une distance de plusieurs dizaines de kilomètres, le bus ne prend pas plus de passagers que de sièges disponibles. Après une heure de route, à fond de train sur la bande de droite (la voie rapide puisqu'ici nous roulons à gauche), je me fais larguer à la gare routière et prends le bus pour Chaudi. Il s'agit à nouveau d'un petit bus qui relie les bleds de campagne. A nouveau, étant au départ de la ligne j'ai la chance de bénéficier d'une place assise. Inutile de préciser que ces bus ne sont pas climatisés, qu'il fait aussi chaud sur les routes que sur les plages et qu'ils peuvent parfois être bondés, comme c'était le cas du Margao-Chaudi. Il est bien stipulé que le bus ne peut prendre plus de 10 personnes debout, je pense que nous sommes montés à 20 ou 25. Cela n'empêche pas le chauffeur de rouler à tombeaux ouverts et de prendre les virages à fond, envoyant ballotter violemment ses passagers d'un bord à l'autre du véhicule. Une fois à Chaudi, j'ai pris un autorickshaw, autrement appelé tuk-tuk en Thaïlande ou triporteur sous ta latitude mon lecteur, afin de me faire déposer, enfin, au Palolem Guest-House. Et pour savoir à quoi ressemble Palolem, je te donne rendez-vous demain mon lecteur bien curieux!

 

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Colliers de fleurs, images pieuses tout est bon pour porter bonheur

 

 

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:52

C'est le bronches toutes e ncombrées et le nez pris que je me lève ce matin. J'ai pris toutes mes précautions contre la tourista jusqu'à présent, mais pas contre le rhume de clim'. Et merde! C'est marché à Mapusa, la ville la plus proche et je compte bien y faire un tour. Il semble que  celui-ci soit plus authentique, donc moins touristique que celui d'Anjuna. Après un solide petit-déjeuner aux antibiotiques et à l'ibuprofène, j'attends le bus qui doit me conduire à Mapusa. Il ne tarde pas à arriver, étant en bout de ligne, c'est sans encombre que je me trouve une place près d'une fenêtre.

 

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  Vendeuses au marché de Mapusa


Moins d'une demi-heure plus tard, le bus s'arrête dans un grande crissement de freins à la gare routière de Mapusa. Le marché est situé juste derrière. Il n'est pas encore midi et il fait déjà une chaleur à crever. Il n'y a pas un pet d'air. C'est dégoulinante que je remonte les allées du marché, l'appareil vissé à la main, et le viseur à l'oeil. Il y'a tout autant de couleurs qu'au marché d'Anjuna, sinon une plus grande variété, car ici ce sont les légumes et les fruits qui priment sur les souvenirs pour touristes. Il y'a bien quelques vendeuses de blankets et de bangles qui pratiquent toutes des very good price rien que pour moi. Mais je choisis de les ignorer. Après tout, je ne suis qu'au début de mon voyage et je ne vais pas m'encombrer de breloques en tout genre, aussi cheap soient-elles.

 

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 Oignons, carottes, citrons, tomates... l'embarras du choix!

 

Après ce bon bain de soleil et de couleurs je reprends mon bus pour Anjuna. Cette fois-ci cela cogne dur, le bus est déjà partiellement bondé et c'est sur la banquette du fond, encadrée de près par des locaux, que je me liquéfie. Arrivée à Anjuna, je me dirige au Om Made Café (Dominique, celui-ci est pour toi!) qui sert une délicieuse cuisine bio et... méditerranéenne. Je profite d'être dans un lieu où il n'y a pas que du tout indien pour ne pas manger tout indien. J'anticipe sur une éventuelle lassitude du riz-masala-tikka. C'st face à la mer que je me régale et que je profite d'une très légère, mais alors très légère brise. Une grosse sieste s'ensuit, parce qu'il fait de toute façon trop chaud pour travailler.

 

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 Le Om Made Café... là ça ne se voit pas, mais il est face à la mer!

 

Il suffit de rester quelques jours au même endroit pour qu'une routine s'installe. Vers 17h00, retour à la plage dans l'attente du coucher de soleil. Je me laisse bercer par le clapotis des vagues et abrutir par cette chaleur étouffante qui décidément poisse à la peau. Je sens que la nuit va être rude! Et comme j'ai décidé d'être dans le moment présent, non, non, je n'anticipe pas en me disant que le reste du voyage va être rude! Allez, je pense bien à toi mon lecteur qui échangerait ton début de printemps tout pourri pour quelques perles de sueur sous les cocotiers!

 

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Etude Coca et glaçons au soleil couchant... ou comment se rafraîchir un peu.

 

 

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 10:55

Aujourd'hui c'est jour de marché à Anjuna. Une des raisons de ma venue à vrai dire. C'est l'occasion de faire le plein de couleurs et de prendre le pouls des prix dans les stations balnéaires. La nuit a été chaude à nouveau, donc courte. Mais bon, je m'y fais. Dans la douleur, mais je m'y fais. En me levant ce matin, j'ai commencé par faire le décompte des piqûres de moustique: 17! Le plus énervant dans tout ça, c'est quà part une autre fille qui arborait des mollet blanc à pois rouge, je n'ai vu personne qui semblait souffrir de ce mal étrange.

 

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La chapelle aux cocotiers

 

Le marché se situe à l'autre bout de la plage. Pour m'y rendre, je prends un chemin de traverse qui me fait passer par la "campagne". Au programme, guest-house sur guest-house, mais aussi une chapelle virginale qui me rappelle que je suis à Goa la catholique (au cas où j'aurais oublié). Je passe devant quelques maisons de locaux, qui n'ont pas la chance de tenir une guest-house. Leur baraque relève plus du slum, avec toit en tôle ondulé et arrière-cour qui fait office de dépotoir. Arrivée sur le marché, c'est une véritable explosion de couleurs. Il est immense. Vendeurs de fringues, de couvertures, de châles et foulards, d'encens et de savons, de bijoux et même de moufles et de vestes en peau et fourrure!!

 

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Une allée du vaste marché d'Anjuna

 

Tout ce qu'Anjuna et ses environs comptent de touristes se sont donné rendez-vous. Ca marchande sec au coin des étals. Alors bien sûr, les prix annoncés sont gonflés à l'hélium, mais d'un autre côté la négociation se fait sans violence. Rien à voir avec les souks où tu te fais limite engueuler quand tu refuses d'acheter leur marchandise à prix prohibitifs. Le marché, c'est aussi l'occasion pour ceux qui vivent de peu de venir grapiller quelques roupies. Vendeur de barbapapa, charmeur de boeuf sur son 31, funambule haute comme trois pommes qui fait son numéro d'équilibriste sur une structure de bambou montée en hâte par son frère de 10 ans sur la plage, et j'en passe.

 

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"Bangles", manchettes impossible de ne pas trouver bracelet à son goût

 

Anjuna reprend grâce à mes yeux, suite à ce spectacle et cet assemblage de couleurs. En fait, ici, tu peux être ce que tu veux, personne ne te jugera pour cela. Je comprends mieux aussi, que tu ne vis pas à ton rythme, mais que tu dois te mettre au rythme de l'endroit. Pas de gaspillage d'énergie inutile, tout se fait en douceur. Si tu acceptes cela, tu gagnes 3°C de fraîcheur. Au moins!

 

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Un charmeur de boeuf?

 

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 09:34

Je rends tout de suite à Gainsbourg ce qui lui appartient - le titre-, avant de me faire accuser de plagiat. Jusque là, mon séjour se déroulait plutôt paisiblement, jusqu'à hier 18h30. C'est à peu près l'heure à laquelle le soleil se couche, l'heure à laquelle on commence à respirer un peu, l'heure à laquelle on a envie de se poser avec une bière en rédigeant un blog. A Anjuna, c'est aussi l'heure de la sortie des moustiques. Je me suis faite littéralement dévorer, par d'immondes moustiques gros et noirs comme des mouches. Après 30 minutes de lutte inégale, j'ai remballé mes petites affaires et je me suis précipitée dans un general store en quête d'antimoustique.

 

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 L'envers de la carte postale

 

Et la nuit tombant, je me suis posée pour publier mon blog et dîner. Retour à la guest-house vers 10 heures. C'était ma première nuit en chambre non climatisée. Eh bien je peux te dire mon lecteur qui caille, blottis-toi bien sous ta couette tant que tu peux! 27°C dans la chambre avec un taux d'humidité de 79%, autant dire qu'il m'a été impossible de trouver le sommeil avant le petit matin. Et là, les oiseaux se sont mis à chanter pour célébrer le retour du soleil et les chiens à aboyer surtout celui dont on dirait que les enfants du quartier s'amusent à lui sauter sur la queue. Je dois être honnête et t'avouer que j'ai eu des envies de sinocide!

 

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Fillettes à la recherche de bouteilles de verre sur la plage

 

Vous êtes quelques uns à me demander "et les gens? ils sont comment?". En Inde, rien n'est gratuit. Quelqu'un qui t'adresse la parole, est quelqu'un qui veut quelque chose. Il faut leur reconnaitre qu'ils font cela avec la plus grande des gentillessses, ils prennent leur temps et ne sont pas agressifs pour 2 sous. Sinon, le reste du temps, ils t'ignorent. Il ne faut pas oublier que je suis une femme seule, ce qui n'est pas forcément bien vu. Côté touristes, il y'a de tout, surtout du lourd. Pas mal de Russes ici à Goa: des mini-Poutine ultra-arrogants et des poupées ultra-vulgaires plutôt fond du cageot! Des Anglais en nombre, évidemment. Même si Goa était portugaise, l'Inde reste un des pré-carré des Rosbifs. Et puis des Japonais, des Français, des Allemands, quelques Américains... bref, le lot habituel des destinations cheap. Bien entendu, je passe sur cette femme complètement tarrée, brûlée au visage au 3ème degré (probablement) et au bras je ne t'en parle même pas et qui continue d'aller se faire griller sur la plage tous les jours!

Comme tu peux le constater, je ne suis pas vraiment conquise. Je crois bien que si Pondi et le Kerala ne sont pas à la hauteur de mes espérances, je monte faire un tour au Taj Mahal et je me casse! Oui, oui, j'en suis (déjà) là... Allez, ça ira sûrement mieux demain après une bonne nuit...?

 

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Sous les cocotiers, les immondices

 

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:07

J'ai longuement hésité à venir m'échouer sur les plages du nord de l'état de Goa. Elles sont réputées pour accueillir les routards néo-hippies, plus friands de drogues et de musique techno que de yoga et de méditation. J'avais aussi lu que c'était un bon repère à touristes russes, qui très honnêtement ne bénéfécient pas de la meilleure des réputations. Et puis, je me suis dit que quelques acides sur de la musique déchaînée ne me ferait pas de mal (je plaisante Maman). Non, je me suis dit que cela faisait aussi partie du mythe de Goa, alors je me suis jetée à l'eau - façon de parler, car c'était drapeau rouge aujourd'hui.

 

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Drapeau rouge sur la plage d'Anjuna


J'ai donc pris les bus locaux pour rallier Anjuna, à une vingtaine de kilomètres au nord de Panjim. Je me suis décidée à rester 5 jours (mais quelle mouche m'a piquée?), histoire de pouvoir profiter du marché aux puces d'Anjuna qui se tient le mercredi et celui de Mapusa qui se tient le vendredi. Après ça, je mettrai cap au sud, toujours à la plage, mais elles sont parait-il un peu plus préservées. Après avoir perdu la moitié de mon poids en flotte dans les transports, j'ai trouvé refuge dans une petite guest-house cachée sous les bananiers, les cocotiers et plein d'autres plantes dont j'ignore le nom. Mais l'après-midi, aux heures chaudes, il fait bon se mettre sur ma petite terrasse à musarder.

 

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A l'ombre de "ma" terrasse

 

Pour le reste, je n'ai effectivement pas été déçue. Pour accéder à la plage de sable fin, il faut remonter une route non goudronnée sur 500 mètres. Un bar, un vendeur de fringues, un restaurant, un vendeur de bijoux, un bar, un vendeur de sacs en cuir, un restau, un vendeur de fringues... Disons qu'à côté de cette débauche d'étals, les marchands du temple font figure de supermarché nord-coréen. Hippies quoi encore???

Les 5 jours vont être longs, mais je ne vais pas me faire plaindre, car je suis sûre que cette petite carte postale te fais bien envie, toi mon lecteur tout gelé.

 

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Anjuna Beach ou La Vague à Saint-Tropez?

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 14:11

Dimanche, jour du Seigneur, j'honorerai Son nom comme je peux. Et je dois dire qu'ici, c'est assez facile. Si Rome est la fille ainee de l'Eglise, le Portugal doit etre l'aine de ses fils. En debarquant sur les cotes de Goa, les premiers colons ont du remonter le fleuve sur quelques miles et s'arreter au 1200eme cocotier a droite en se disant : "la, c'est parfait". Gageons egalement que les premiers colons devaient avoir pris a leur bord quelques cures capables de donner l'extreme-onction en cas d'extreme necessite. Et ces cures, en arrivant au 1200eme cocotier a droite ont du se dire : "la, c'est parfait". Et comme c'est toujours l'Eglise qui gagne, les cures ont fonde, ce qui est aujourd'hui appelee Old Goa.

 

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Le complexe de la Cathedrale de Se et l'eglise Saint Francois-Xavier

Tous les ordres de la sainte Eglise ont suivi en nombre et investi ce petit paradis (enfin, un ersatz, parce que le paradis c'est la-haut. Nous ne sommes la que pour expier le peche de cette ecervelee d'Eve en ce bas-(im)monde). Si bien, qu'aujourd'hui Old Goa abrite des eglises, des couvents, des monasteres, des chapelles et puis rien d'autre! La cathedrale de Se, le plus grand temple catholique d'Asie, est accolee a l'eveche, lui-meme accole a l'Eglise Saint-Francois Xavier, sur lequel s'appuie un ancien monastere reconverti en musee, surveille par une petite chapelle. Et juste en face, on trouve l'eglise Bom Jesus, temple jesuite qui attend de pied ferme son nouveau pape. Tout est pret pour le recevoir, il y'a meme une residence jesuite a Panjim!

 

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En s'eloignant du site principal et en remontant une petite route sur 200 metres, j'arrive aux ruines du monastere des Augustins. Bati au 16eme siecle et en activite jusqu'au 18eme, il a commence a tomber en ruine en 1942. Je ne sais ou les Augustins se sont refugie alors, mais une chapelle a ete erigee a Santa Monica, avec son petit couvent qui l'accompagne, en face de laquelle se trouve encore une autre eglise avec encore un monastere. Bref, Dieu est partout, mais surtout a Old Goa!

 

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Sinon, il faisait un petit peu moins chaud aujourd'hui. Seulement 32 degres avec une legere brise. De quoi perdre 12 litres de flotte quand meme. Et comme c'est dimanche, tout est ferme, donc grosse galere pour se nourrir. Il y'a bien les echopes de fruits, mais je suis encore en phase de transition et je surveille mon alimentation avec la plus grande fermete. Ce soir je retournerai donc au restaurant Vihar, pour un enieme paneer tikka, vraiment trop bon et sans degat pour l'estomac!

 

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"Ils sont beaux mes melonnns!"

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:26

Lever aux aurores pour attraper mon train pour Goa depuis la gare Victoria. A 6 heures du matin, Bombay est calme et seuls quelques chauffeurs de taxi veillent dans l'espoir d'une bonne course. Il y'a aussi quelques travailleurs du petit matin, comme les livreurs de journaux qui s'amassent a la sortie d'un centre de distribution.

Maintenant que je connais la gare comme ma poche, je trouve le quai de départ assez facilement. Pour le wagon c'est une autre histoire. Autant ils sont numérotés sur le billet, autant rien n'est affiché en gare ou sur les rames. Je monte dans le premier wagon qui comporte en lettres grasses la promesse d'une journée tranquille: A/C (pour "climatisation"). Je suis montée par erreur dans un wagon de première alors que ma couchette m'attend dans le wagon suivant. L'employé de l'Indian Railways me barre le passage de son corps et m'oblige a sortir pour remonter dans le wagon suivant. 

 

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CST au petit matin

Je n'ai pas le temps de poser mes sacs sur ma couchette que je suis rejointe par un couple d'Italiens qui occuperont les couchettes supérieures. Puis c'est au tour de Manfred, un Allemand de se pointer. Il fera office de vis-à-vis. Notre sextet est complété par un couple de sujets de sa très grâcieuse majesté Zaza II. Eux se voient octroyer les banquettes de l'autre côté de l'allée. Allez hop! Toues les touristes ensemble!

Oui, je vais bien passer ma journée de transit vers Goa allongée sur une banquette de train. Cela s'avérera bien utile et confortable, car à part dormir, manger et lire, il n'y a strictement rien à faire pendant les 12 heures que vont durer le voyage. Désormais, je comprends mieux pourquoi la Rome antique a fini par décliner. A passer sa journée allongé, on n'a plus d'énergie que pour dormir. Même pas envie de faire la guerre ou d'aller conquérir le monde dans ces conditions!

 

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Drap, couverture, oreiller: la journée va être longue

J'atteins Panjim à la nuit tombée. Petit joyau du temps des Portugais, qui rappelons-le ne sont partis qu'en 1958. C'est fou la vitesse à laquelle une ville se dégrade. Le Portugal se rappelle à tous les coins de rue, soit par l'architecture des bâtisses, soit par le nom des propriétaires de boutiques et de restaurants. Ce midi, j'ai déjeûné chez George. La boutique internet se trouve en face de la Drogaria Colvalcar et les De Souza sont légion...

 

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La cathédrale machin-bidule de Panjim (trop long à retenir les noms portugais)

 

Aujourd'hui, je suis allée faire un tour au musée de Panjim pour échapper quelque peu à la chaleur. Pour s'y rendre, il faut longer un terrain vague et c'est la que j'ai su que littérature et cinéma sont des distractions bien aimables qui ne rejoindront jamais la réalité, malgré les efforts de certains artistes talentueux. Il manque à ces media un élément de taille pour restituer le réel: l'odeur. Je pourrais employer tous les mots du dictionnaire que je n'arriverais pas à te faire (re)sentir l'odeur de la décomposition avancée d'un corps par 40 degrés au soleil. Je ne m'y emploierai donc pas, mais fais-moi confiance mon lecteur délicat, tu ne veux pas croiser cette odeur, jamais! Si tu es encore jeune et que tu cherches ta voie, ignore la profession de médecin-légiste, sauf si tu aimes te travestir d'un masque à gaz.

 

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L'ancêtre du 5D

A part ça, le musée était touchant de naïveté. Il expose des oeuvres de qualité médiocre le plus souvent, en suivant une scénographie digne d'un exposé de 5ème. J'y ai quand même découvert que les Portugais des colonies avaient un goût plus que moyen en matière de mobilier, mais qu'ils savaient faire preuve d'une grande inventivité pour le tirage de boules de loto. Ca aurait été dommage de manquer ça!

 

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Le paneer tikka 

Côté gustatif, je m'initie en douceur aux subtilités de la cuisine indienne. J'ai goûté mon premier paneer tikka, soit du fromage non fermenté, enduit d'épices douces et rôti dans un four tandoor. Un délice mes amis! Cela risque de devenir mon péché mignon. J'ai accompagné ce delicatessen d'un mango lassi et d'un riz avec une sauce lentille. Me voila prête pour devenir rani et finir mes jours dans un palais des mille et une nuits. Enfin, ca on le vérifiera au prochain épisode...

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Une ruelle de Panjim

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 13:28

J'ai mis toute mon énergie dans le titre de cet article et il me reste à peine la force de te conter ma journée, désormais. Si je pouvais, je taperai avec mes pieds, mais je n'en ai plus - de pieds. Il y'a eu l'élégance du hérisson et il y'a l'infâmie de la claquette. J'avais oublié en partant sac au dos et chaussures de rando vissées aux harpions, que la claquette, autrement appelée tong ou Birkenstock, peut vous ruiner un voyage. Après avoir déambulé dans Bombay en Birk toute la journée d'hier, je me suis retrouvée avec les pieds légèrement endoloris. J'ai commencé par un savonnage complet et un rinçage à grande eau. C'est un peu comme si j'avais plongé les pieds dans la javel. Un pur délice masochiste. Tu m'étonnes qu'il ne faut pas boire l'eau dans ce pays! J'ai tout désinfecté au mercurochrome par excès de prudence. Tout ça pour dire que ce matin, aïe aïe AÏE! 

 

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Marine Drive court le long de la baie, et où les amoureux viennent se compter fleurette

J'ai troqué les Birkenstock contre les espadrilles à semelle de corde: rien ne vaut de se brûler les ampoules en marchant 10km. J'ai rallié Churchgate où se trouve mon hôtel, à Malabar Hill, à l'autre bout de la baie de Bombay, le cul de sac de la Mer d'Arabie. Je ne peux tout de même pas stopper net mon voyage, sous prétexte que mes pieds délicats n'ont pas aimé le passage abrupt de l'hiver à l'été. Malabar Hill, donc. Je ne pense pas que c'est ici qu'ait été inventé le chewing-gum à faire des bulles et à coller dans les cheveux. Il se trouve que c'est le quartier des nantis de Bombay et des quelques "skyscrapers" que comptent la ville.

 

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Opulence et Indigence les deux mamelles de l'Inde?

 

Eh ben mon lecteur, je vais te le dire tout de go, ça ne vaut pas bézef cette ballade. Il faisait un soleil de plomb (j'avais quand même pensé à ma petite bouteille d'eau) et une chaleur d'enfer, à tel point que je me suis crûe bonne pour l'insolation. La colline des richards? Effectivement, colline il y'a, et les richards on les reconnait parce qu'ils roulent en voiture européenne climatisée avec chauffeur. Mais les maisons... elles sont toutes plus décrépies les unes que les autres. C'est comme si on érigeait une statue de Jeanne Moreau en lieu et place de la tour Eiffel pour vanter les charmes de la femme française!

 

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Cet immeuble fait presque bonne figure

 

Je vais plutôt te parler de mes premières impressions en te citant un grand poète: "Où sont les femmes?". C'est ahurissant le nombre d'hommes que j'ai pu croiser. Nul doute que la femme ne vaut rien dans ce pays, et qu'il vaut mieux s'en débarasser le plus tôt possible. Les infanticides de fillettes sont nombreux dans les campagnes. On sent à son regard, que le mâle est dominant, qu'il est tout-puissant. Imagine l'homme riche! Bref, voilà qui va combler mes idéaux féministes et égalitaires pendant ces 2 mois de voyage. L'Inde va sûrement m'apprendre une chose: ronger ma chique! Un bon début non?

 

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Bombay, 22 millions d'habitants

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 14:26

J'ai crié "Bombay me voilà!" un peu vite. C'était sans compter sur la neige qui a décidé de s'inviter au grand départ. Heathrow a imposé à British Airways de fortement réduire ses vols en prévision de la neige Lundi 11 Mars. Résultat, mon vol pour Londres a été annulé. Impossible de rallier Londres, donc de m'envoler pour Bombay. Ca commence fort! J'ai réussi à me rebooker sur un vol direct de la compagnie Jetairways pour le lendemain matin. En attendant, retour à la maison, en bus, car j'ai déjà dépensé 40€ de taxi pour me rendre à l'aéroport. Inutile de préciser que je me suis gelé sévère en attendant ma correspondance à Schuman: neige + vent violent + pas de manteau = syndrome Robert Herzog en haut de l'Everest. J'ai cru que j'allais perdre des phalanges!

 

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Heureusement, il me restait des pâtes (et du vin entamé que j'avais laissé à Olivier - ben tant pis!)


Le lendemain matin, lever aux aurores pour essayer d'attraper mon vol prévu à 10h00. Evidemment, Bruxelles est recouverte de 5cm de poudreuse bien fraiche et la neige continue de tomber. Cela me semble un peu risqué d'attendre le bus. Je prends donc le tramway (que j'attends 20mn dans le froid à nouveau) jusqu'à la gare du Midi et de là le train direct jusqu'à l'aéroport. Il m'a fallu 1h10 pour arriver à la gare quand normalement 20mn suffisent. Il est 8h20 et je vois que le train de 7h30 pour Brussels National est prévu à 8h16 voie 11. En Belgiquie, tout est possible et je tente ma chance. A part un quai bondé, rien à l'horizon. Le train n'est toujours pas passé. Et évidemment, c'est un merdier pas possible. Coup de bol, le train est annoncé 10mn après, voie 16. Avantage du sac à dos, c'est que je peux courir et me ruer dans le train, quand certains n'ont pas dû pouvoir monter dedans après avoir attendu 1h00 dans le froid! La vie est injuste. Le train s'arrête absolument partout et j'atteinds enfin l'aéroport à 9h20.

 

BOMBAY 6705

"Welcome to Europe" and don't leave...

 

Vu le temps que j'ai mis pour arriver, je me dis que mon vol doit bien être retardé. Et c'est le cas. Il n'est prévu qu'à 11h45. Ouf! J'enregistre Hardy et garde Laurel avec moi. Contrôle de sécurité, duty free, point presse et l'attente commence. Finalement, nous décollons à 14h00, ce qui laisse entrevoir une arrivée à Bombay à 4h30 du matin. Oh oui youpi. Après un vol sans encombre, je commence par 40 bonnes minutes de queue pour passer le contrôle d'identité. C'est une vraie foire d'empoigne. Du monde partout, un brouhaha d'enfer. A cette heure-ci, je n'aurais pas crû! Je prends un taxi prépayé que le type au comptoir me fait payer plus cher que n'importe qui d'autre. Bizarrement, je n'ai pas envie de commencer à batailler pour 100 roupies (www.xe.com). Le taxi est à peu près aussi grand qu'une boite à savon, les vitesses s'enclenchent au forceps, mais roule ma poule! Je découvre que les feux rouge n'ont pas d'uttilité (le chauffeur les a TOUS grillés), que la conduite se fait au klaxon (pousse-toi j'arriiiiiiive) et que l'Inde doit compter un paquet de Schumacher (le pilote) qui s'ignorent parce que les chauffeurs roulent à tombeau ouvert et frôlent tout ce qu'ils croisent.

 

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Ma première photo prise en Inde (sic)


C'est le coeur battant (oui, je suis bien en vie et bien réveillée) que je me fais déposer devant mon hôtel, sur le coup de 6 heures du matin. Je m'octroie un semblant de nuit, pas encore habituée aux bruits ambiants. Et sur le coup de 13 heures, j'émerge. Douchette sommaire, tenue de combat et en route pour la pizzeria qui fait le coin pour mon premier repas. Ha ha ha, si tu crois mon cher lecteur, que je vais commencer par m'avaler un monceau de piment... eh bien tu te trompes! On va y aller mollo. Après le déj, direction la gare centrale, dans laquelle je déambule pendant des plombes et suis un véritable jeu de piste pour trouver le centre des réservations. Je prends mon billet pour Goa. Départ vendredi matin. 

 

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La gare centrale, anciennement appelée Victoria Station. Tiens donc?

 

Une fois le billet sécurisé, je visite le quartier de Fort, ses vestiges coloniaux, et surtout la "Gate of India", clou du parcours. Ce monument a été érigé lors de la visite de George V et son épouse Mary, et fait office de tour Eiffel locale. Maintenant que je l'ai vue, je peux le dire: je suis en Inde. Pour le moment, je ne suis pas trop déroutée. Bombay, c'est Bangkok en pire: plus de monde, plus de bruit, mais mêmes odeurs aigres qui te prennent à la gorge de temps à autres, même saleté, même temps chaud et humide. Bon, je peux te le dire à toi mon lecteur emmitouflé. Pendant que tu regardes la neige fondre, je profite de mes 25°. Kiss kiss et à bientôt.

 

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The Gate of India

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:33

C'est sans regret aucun que je m'apprête à quitter Bruxelles, sa neige, son froid, sa grisaille collée au ciel à la superglu 3. Ras le bol de l'hiver, à moi les 35° et les taux d'humidité records! Oui mon lecteur, toi aussi je te sens dans les starting blocks, impatient de voir un peu de soleil et de te réchauffer aux couleurs chatoyantes de l'Inde. C'est avec plaisir que je troque la bouillotte avec la climatisation, le vin chaud avec le mango lassi, l'écharpe et le bonnet avec les tongs et le pantalon de lin.

 

 

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Photo dédicace à Aude Schwartz-Isnard: on commence avec une "pas droite"

 

Mon petit paquetage est prêt. L'avantage des pays tropicaux c'est que point trop n'en faut. Un pantalon, les sous-vêtements de rigueur, trois T-shirts et hop! c'est parti! Bon, OK, je suis une fille alors il y'a aussi la lime à ongle, le vernis, la pince à épiler, le rasoir, de quoi soigner un camp de réfugiés contre la diarrhée... parce que c'est là qu'est ma plus grande crainte: la tourista! Je m'accomoderai du piment, des décharges à ciel ouvert, de la cour des miracles à chaque coin de rue, de la poussière, de la chaleur, du monde, du bruit, des cafards et autres bestioles, du machisme ambiant... tout mais ne pas crever déshydratée dans un hôtel non digne de ce nom!

Ah oui, et pour mes sacs, ne vous fiez pas aux apparences. Le petit est définitivement le plus lourd. C'est le prix à payer pour te ramener mille photos. Alors prêt pour le voyage toi aussi?

 

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Laurel et Hardy: mes 2 compagnons de voyage.

 

 

 

 

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  • : Astrid autour du Monde
  • : Viens je t'emmène... J'ai initié ce blog à l'occasion d'un périple de 3 mois en Australie, Nouvelle-Zélande et parcs nationaux US... Et puis j'ai continué à chacun de mes voyages. Si toi aussi tu as la bougeotte et que tu aimes découvrir de nouvelles destinations, tu es sur le bon blog!
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