Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 08:58

Le trajet de Pyin-Oo-Lwin à Hsipaw est recommandé par le train. Il s'agit d'une expérience inoubliable et permet d'emprunter le fleuron de l'architecture coloniale, la fierté des Birmans: le viaduc de Goteikt. Mais avant d'en arriver la, il faut mettre un reveil matinal. Le train n'est prevu en gare qu'a 8h40, mais dans l'impossibilite de reserver une place a l'avance, il faut se pointer 30 minutes avant. C'est a bord d'un moto-taxi hele au pied de mon hotel que je fends la brume pour me rendre a la jolie petite gare de bois de Pyin-Oo-Lwin. Le train en provenance de Mandalay, a 70km de la a deja une bonne demi-heure de retard. J'ai largement le temps de faire la queue au bureau des touristes et de reserver ma place en wagon ordinaire. je regarde le prepose remplir consciencieusement au crayon a papier son plan de train. Il note les noms, numeros de passeport et de visa. J'en profite egalement pour lui demander un siege a cote d'une fenetre. C'est la derniere.

 

 BIRMANIE 6036

 La gare de Pyin Oo Lwin au petit matin

 

Une fois le train entre en gare, il faut encore attendre. Les touristes sont nombreux et il faut accrocher un nouveau wagon ordinaire. Une fois l'operation effectuee (compter 30 minutes), nous pouvons enfin embarquer. Dans mon wagon, tous les touristes sont du cote droit, alors que les places du cote gauche sont assaillies par les locaux, qui eux, ne peuvent pas reserver. Le train s'ebranle comme une chanson de Bibi, tout doucement. Le temps d'atteindre sa vitesse de croisiere qui ne doit pas depasser les 40km/h, le wagon balance de gauche a droite et de droite a gauche, comme un bateau souffrant le roulis. Ne pas oublier de prendre un anti-nauseeux si tu n'as pas le pied marin, mon lecteur terrien. A cette vitesse la, j'ai le temps d'admirer le paysage qui n'est que campagne. Les paysans binent leurs terres a la main et beneficient de l'aide d'un buffle s'ils ont un peu d'argent. Nous traversons quelques villages dans lesquels nous nous arretons systematiquement. Parfois, la gare n'est qu'un panneau cloue a la porte d'une petite boutique. Les maisons sont de bois, le sol de terre battue.

 

 BIRMANIE 6052

 La jolie campagne birmane

 

Lorsque nous atteignons une ville de plus grande importance, l'effervescence se fait sentir a bord. Les marchandes deambulent dans la travee centrale, un panier rempli de victuailles sur la tete. Les passagers descendent, d'autres montent charges de sacs ou de paniers pleins a craquer. Les fumeurs descendent sur le quai s'en griller une, voire un paquet entier, car les arrets sont toujours tres longs. A chaque entree en gare, un employe saute du train et se positionne accroupi. Il regarde defiler le train en inspectant le dessous des boggie. Pas tres rassurant. Apres plusieurs heures de tortillard, j'apercois enfin le viaduc de Goteikt. Sa longue structure metallique blanche traverse une gorge de plusieurs dizaines de metres de haut. Mais juste avant le grand frisson, le train s'arrete dans une petite gare marquant l'entree du viaduc. Le train semble pousse par la main de l'homme tellement il roule au pas pour enjamber la gorge. Tout le monde se precipite aux fenetres, c'est l'evenement de la journee. De l'autre cote, nous traversons un tunnel creuse dans la roche et reprenons notre petite foulee.

 

 BIRMANIE 6109-copie-1

 Le viaduc de Goteikt

 

Hsipaw se profile enfin. Je ne compte plus les heures de retard. Je descends du train et tombe sur un jeune homme vantant les merites de la guesthouse de Mr Charles. C'est justement la que je veux aller. Un pick-up attend les touristes et nous embarque avec nos gros sacs. C'est de l'organisation ou je ne m'y connais pas. Hsipaw est une petite ville au pied des montagnes, love dans les meandres d'une riviere. La maison de Mr. Charles est tout a fait accueillante. La chambre au confort ultra-spartiate dispose neanmoins d'une fenetre sur cour. Une large terrasse sur rue permet aux backpackers de se croiser et d'echanger leurs bons plans et leurs aventures. Un endroit avec une ame, voila qui change!

 

 BIRMANIE 6094

 Arrivée à bon port

 

 

 

 

 

 

 

 

BIRMANIE 6083

Partager cet article
Repost0
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:34

Le birman est une langue retors. Rien ne se prononce comme ça s'écrit, ce qui est d'autant plus bizarre qu'ils n'utilisent pas notre alphabet. Pourquoi ne se sont-ils pas contentés de traduire phonétiquement les mots alors? Hein? Bref, Pyin-Oo-Lwin se prononce Pyin-Ou-Leïn, le kyat (la monnaie) se prononce tchiat, minglabar (bonjour) se prononce minglaba, etc... Je prends un pick-up pour me rendre à Pyin-Oo-Lwin, réputée pour son jardin botanique et ses jolis petits cottages de style anglais. La ville est située dans les montagnes et faisait office de "capitale d'été" sous l'empire britannique. Nos amis rosbifs venaient y chercher un peu de fraîcheur en été, lorsque la température en plaine est proprement étouffante. Là, nous ne sommes pas encore en été, et le soir, la polaire est la bienvenue pour sortir et même pour dormir.

 

BIRMANIE-6001.JPG

La mosquée de Pyin-Oo-Lwin

 

Ma première obligation consiste à me trouver une chambre pour la nuit. Les endroits pourris sont complets. Ne reste qu'un hôtel à $25 la nuit, mais qui a le mérite d'être correct une fois les rideaux ouverts, la lumière naturelle filtrant à travers les carreaux brunis de poussière. Décidément, il n'est pas réjouissant de dormir en Birmanie. La petite ville de Pyin-Oo-Lwin est guillerette avec sa mosquée début XXème, son temple hindou, ses églises pentecôtistes ou adventistes et ses temples bouddhistes. Je pars me promener mais rencontre quelques problèmes dans ma progression, car ici les chiens se montrent agressifs. Ils aboient quand ils ne grognent pas, et ceux qui me connaissent, savent que j'ai peur des chiens. Je marche tout de même les 4 kilomètres qui me séparent du jardin botanique.

 

BIRMANIE-6006.JPG

Le jardin botanique

 

L'entrée est payante, même pour les locaux, et je croise des grappes de Birmans faisant partie de la classe moyenne, voire supérieure, venus à Pyin-Oo-Lwin pour le week-end. Apparemment, ce jardin est une attraction majeure, avec ses pelouses rasées de près, ses bosquets fleuris un peu kitsch, ses forêts de bambou et de tek, sa "serre" aux orchidées (pas besoin de serre ici), et même ses singes. Pas de macaques ici, mais des singes extrêmement bruyants, qui s'appellent d'arbre en arbre et dont je ne connais pas la marque. Si un disciple d'Allain Bougrain-Dubourg traîne dans les parages et peut éclairer ma lanterne...

 

BIRMANIE-6020.JPG

Un singe (et même "une singe")

 

Bref, Pyin-Oo-Lwin constitue une étape plaisante sur la route de Hsipaw, petite ville perdue aux confins du territoire Shan, à quelques encâblures de la Chine occidentale et qui sera ma prochaine étape. Mais avant de rejoindre Hsipaw, je vais devoir prendre le train, apparemment une expérience unique en son genre qui nécessitera bien un article à elle toute seule.

 

BIRMANIE 6011

 

 

 

 

 

BIRMANIE-6030.JPG

Partager cet article
Repost0
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:21

Après une courte escale d'une nuit à Bangkok, me voici débarquée à Mandalay, Birmanie. Ma bible Lonely Planet m'a mise en garde. Le pays est largement sous-développé et s'ouvre à peine. Pas de distributeurs de billets, une hôtellerie désuète et spartiate, des durées de trajet à rallonge. En contrepartie, un pays "intact" à cent mille lieues de ses confrères asiatiques. Et quelle ne fut pas la claque prise en débarquant de mon avion sur le tarmac de Mandalay. On sent bien que malgré quelques efforts de modernité, l'aérogare ne doit pas voir passer plus de 10 vols par jour. Seuls quelques chauffeurs de taxi essayent de te soutirer une course et il n'y a même pas de parking pour garer les véhicules. Sortis de l'aéroport, il n'y a pas un seul panneau publicitaire pendant des kilomètres et des kilomètres. Il n'a pas plu depuis plusieurs mois et j'ai plutôt le sentiment de débouler au milieu de la savane africaine plutôt qu'entre l'Inde et la Chine. Seules quelques stuppas clairesemées s'élèvent au-dessus des herbes sèches, attestant d'une présence humaine. A l'approche de la ville, la circulation s'intensifie quelque peu et les maisons de bois sur pilotis cèdent le pas à des immeubles carrelés de quelques étages.

 

 BIRMANIE-5897.JPG

Camionnette de livraison dans Mandalay

 

Je peine un peu à trouver un hôtel, car en trois ans (mon guide date de 2010) les prix ont tout bonnement doublé, voire triplé. Et à la vue des chambres tristounes, cela fait mal au coeur de devoir lâcher $25 pour une petite pièce sans lumière du jour, dont la peinture du plafond s'écaille sur le lit, sans mentionner le salepêtre dans les salles de bain. Après les dortoirs à $6 du Vietnam, cela fait mal au budget! Je commence par prendre mes repères dans la ville en me rendant au marché, où la route groudronnée cède rapidement la place à une allée de terre battue. Comme toujours au marché, l'animation bat son plein et je découvre hébétée, les autocars et camions à "moteurs ouverts", les maisons de bois dans la deuxième ville du pays, les puits aux carrefours des rues où viennent se laver les habitants, la poussière, la poussière et encore la poussière. Après 5 mois de voyage, le dépaysement est total et l'Inde fait figure de pays de milliardaires, que de milliardaires. Si ce n'étaient pour les quelques mobylettes et voitures japonaises, on se croirait dans un décor du Moyen-Age.

 

BIRMANIE-5896.JPG 

Bar de rue    

 

Mon amie Katia devant me rejoindre dans une semaine à Mandalay, je m'épargne la visite des monuments payants et me contente de parcourir quelques temples "secondaires". Quelle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant ce temple au sept cents stuppas, abritant chacune une partie des textes sacrés, gravés dans le marbre. Je rends visite à un bouddha, le premier d'une longue série, si grand et si lourd, qu'il a fallu pas moins de 10 jours et deux mille hommes pour transporter le bloc de marbre de la rivière à la ville, distante d'une dizaine de kilomètres. Je médite au soleil couchant devant les remparts de l'ancienne cité royale, Mandalay ayant longtemps été la capitale de la Birmanie. Et je mets rapidement le cap sur Pyin-Oo-Lwin, petite station d'altitude sise à 70km au nord est. Premier contact avec Myanmar (oui, parce que là-bas plus personne ne dit Birmanie) pris et bien pris. La claque!

 

BIRMANIE-5968.JPG

Quelques unes des 700 stuppas 

 

 

 

 

BIRMANIE 5947

Partager cet article
Repost0
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 04:10

Les Vietnamiens auraient-ils de l'humour? Beaucoup d'humour? Ils ont rebaptisé Saïgon, la ville du sud, celle qui s'est rendue aux Américains, du nom d'Ho Chi Minh City, hommage au libérateur communiste du peuple viet. N'empêche que, malgré l'admiration sans borne que vouent les Vietnamiens à leur bon vieil Oncle Ho, ils continuent d'appeler un chat un chat, soit Saïgon, Saïgon. La ville a des airs de capitale, avec ses larges avenues, ses parcs, ses bâtiments imposants. Mais non, c'est bien Hanoï et ses airs de belle bourgeoise de province qui emporte cette palme.

 

Ho-Chi-Minh-5795.JPG 

Les 2 gratte-ciel de Saïgon

 

Suivant les quartiers où l'on erre, Ho Chi Minh City prend tour à tour des airs de ville bourgeoise française, de mégalopole asiatique cauchemardesque, de village aux ruelles engoncées. Elle a tous les visages de la ville et chacun doit pouvoir y trouver son compte. Mais il lui manque l'atout majeur de sa rivale Hanoï, le charme. Après la guerre contre les Etats-Unis, cette ville qui n'était qu'un bordel à ciel ouvert pour G.Is' en permission a été nettoyée. Les frères nordistes qui ont obtenu la liberté pour le pays tout entier se sont empressé de faire disparaitre les traces d'hédonisme, voire de luxure associées à Saïgon. La première étape a consisté à changer le nom de la ville, puis à faire fermer les bordels, les bars, les lieux de plaisir. Place aux joies communistes! Exercice en plein air et en groupe au petit matin, travail salvateur pour relever le pays, glorification des héros de guerre, revue des programmes scolaires et bichonnage des petits enfants pour en faire de bons camarades. Depuis 1994 et la réouverture du pays au tourisme, le Vietnam ressemble désormais à tous les "dragons asiatiques" où le matérialisme est de mise. 

 

Ho-Chi-Minh-5810.JPG 

La "Sainte-Mère l'Eglise" de Saïgon, ou des airs de Normandie sous les tropiques

 

Lors de mon passage, Ho Chi Minh City se préparait pour Têt, le nouvel an vietnamien. C'est bien simple, pendant les 9 jours que durent les fetsivités, le pays est tout simplement paralysé. Les Vietnamiens retournent dans leurs familles, souvent en province, et profitent de la nouvelle année pour fêter leurs anniversaires. Avec Têt, tout le monde prend un an en même temps. Ceux qui continuent de travailler en profitent pour augmenter leurs prix de façon passagère. Dong Choi, les Champs-Elysées de la ville est parée de plantes, de fleurs, de guirlandes lumineuses, de statues temporaires. Des affiches de propagande annonçant l'anniversaire tout proche du parti communiste (84 ans cette année) pavoisent le bord des avenues. A la veille de Têt, l'avenue est fermée à la circulation et le maire de la ville, le chef du parti et toutes les huiles de la ville défilent pour une parade d'inauguration. C'est le plus joyeux bordel qui m'ait été donné de voir, un peu comme la célébration spontanée de la victoire 98, mais en plus sage.

 

Ho-Chi-Minh-5886.JPG 

L'illumination de l'Hôtel de Ville et des alentours pour Têt

 

Oncle Ho, statufié devant l'hôtel de ville, regarde toute cette bonne humeur d'un oeil bienveillant. Les parents et leurs enfants, les jeunes et les vieux, tout le monde se mélange et profite de cette belle fête annuelle, leurs seules vraies vacances. Ne manquent que le bruit des pétards, interdits depuis une dizaine d'années. Je profite de ma présence ici pour visiter les quelques bâtiments intéressants: la poste, la cathédrale, quelques temples où flotte une lourde et agréable odeur d'encens. Je déambule au hasard des rues et bascule entre quartiers plaisamment animés avec leurs petits marchés et enfer citadin aux rues bordés de boutiques "cheap" qui crachent une musique stridente pour couvrir le bruit des moteurs de motocyclettes, de voitures et de bus.

 

Ho-Chi-Minh-5784.JPG

Scène de rue en bord de rivière

 

Je passe quelques jours à Ho Chi Minh City, histoire de profiter une dernière fois des délices vietnamiens. Il faut prendre des forces avant ma prochaine étape, Myanmar dont la réputation gastronomique n'a pas dépassé ses frontières, si longtemps fermées au public.

 

Ho-Chi-Minh-5790.JPG

Statue et serpentins d'encens dans un temple

 

 

 

 

Ho-Chi-Minh-5781.JPG

Partager cet article
Repost0
24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:10

J'ai ose le bus de nuit pour me farcir les 17 qui separent Hoi An de Mui Ne. J'aurais pu faire le choix de m'arreter un peu plus au nord, a Nha Trang, mais la station balneaire qui dut etre charmante a une epoque, fait penser a la petite soeur de Cannes: bord de mer betonne et construit, les anciennes villas et hotels de luxe en moins. Bref, le Lonely Planet m'a vendu Mui Ne comme etant un havre de plaisirs tranquille(s). En terme de tranquillite, on repassera. A l'extremite nord de la baie ( qui fait 18km tout de meme), la ville de pecheurs de Mui Ne. Des bateaux a foison mouillent dans la baie et la ville n'offre aucun interet. En desendant vers le sud, les hotels commencent a fleurir cote mer, tandis que les restaurants occupent le cote campagne. Et ca, pendant 18 bornes. Disons que les 2/3 de la clientele sont des Russes en goguette pas tres classes et qui aiment picoler de la biere des le matin, et qui aiment les soirees karaoke et qui aiment ecouter leur affreuse pop bien eloignee des bluettes des Choeurs de l'Armee Rouge.

 

 Mui-Ne-5750.JPG

La rade de Mui Ne    

 

Quelques heures a Mui Ne suffisent pour realiser que les liens privilegies entre le Vietnam communiste et la Russie post-communiste ne sont pas distendus. Ceci dit, les grosses Russes aussi ont droit a des vacances au soleil et a etaler leurs chairs aspirine sous le soleil du sud. Heureusement, A Mui Ne, j'ai pu remiser definitivement la polaire, le K-Way, les chaussures de marche et les chaussettes. Ces donc en claquettes que j'enfourche un scooter pour de nouveau partir a la decouverte des alentours. Parce que Mui Ne et ses resorts sont adosses a des dunes de sable, tirant du blanc au rouge. Et puis au-dela, c'est la campagne, sans riziere cette fois-ci, car on ne fait pas pousser de riz dans un sol sablonneux. Du coup, sur le plateau qui domie Mui Ne on cultive des bananes, de l'aloe vera et d'autres trucs, mais je n'y connais rien en agriculture vietnamienne. 

 

Mui-Ne-5772.JPG 

Champ d'aloe vera    

 

Mon non-gout pour les joyeusetes balneaires (meme si j'etais contente de retrouver le soleil, hein!) me pousse a reprendre un bus pour terminer ma course vietnamienne a Saigon, desormais appelee Ho Chi Minh City. A tout de suite Oncle Ho!

 

Mui-Ne-5760.JPG

Dunes de sable rouge aux alentours de Mui Ne

 

 

 

 

Mui-Ne-5766.JPG

Partager cet article
Repost0
23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 08:46

Pas vraiment plus de soleil a Hoi An mais une nette ameloriation des temperatures qui permet de releguer la polaire dans le sac a dos. Le seul coupe-vent suffit a me tenir chaud. Les quelques voyageurs que j'ai croises et qui ont parcouru le Vietnam du sud au nord sont formels. Hoi An est le joyau du Vietnam. Ancien port de commerce, la ville a accueilli Japonais, Indiens et surtout Chinois depuis la nuit des temps. Par miracle, les Americains ont prefere rayer de la carte un village situe a 15km de la plutot que Hoi An. Son vieux quartier est demeure intact et aujourd'hui on deambule au milieu de maisons-boutiques vieilles de 300 ans pour certaines.

 

Hoi-An-5478.JPG 

Le quartier historique de Hoi An

 

Oui, Hoi An a un charme fou. Les boutiques sont toujours des boutiques, meme si la nature du commerce a quelque peu change avec les siecles. Aujourd'hui ce sont essentiellement des echopes a souvenirs, des tailleurs et des restaurants. Mais les enseignes sont modestes et ne viennent pas ruiner l'harmonie des facades. Entre ces petites maisons a pan de bois (pour certaines), les temples bouddhistes ou taoistes, des salles communales (edifiees comme les temples) ou meme une chapelle familiale. La chapelle est une maison inhabitee, construite par un riche marchand, et destine a honorer les morts de la famille.

 

Hoi-An-5506.JPG 

Un hall d'assemblée de clan chinois

 

Hoi An, c'est aussi son pont japonais qui permettait de relier le quartier japonais au quartier chinois. Il se pare des couleurs les plus kitsches a la nuit tombee. Le pont couvert est garde par deux chiens a l'une de ses extremites et deux singes de l'autre et abrite un petit temple. Il relie aujourd'hui le vieux quartier a une rue pietonne chargee de boutiques de souvenirs. Hoi An est egalement une capitale gatronomique et je m'en suis donne a coeur joie: banh bao banh vat, banh xeo, cao lau, chao tam, heo ngu vi... Je signale les noms en vietnamien volontairement pour permettre a mes quelques amis qui m'ont fait la remarque que Paris recelait de delicieux restaurants de commander ces plats. Si vous les trouvez... allez-y, foncez les yeux fermes! Mais je doute qu'ils seront aussi bons qu'ici. 

 

Hoi-An-5645.JPG 

Le pont japonais    

 

J'ai egalement profite de ma derniere journee pour entreprendre une escapade dans la campagne. Un scooter, pas de plan et roule ma poule! Malheureusement le ciel est toujours aussi gris, et pas une bonne photo ne pourra rendre hommage a ces ravissants temples deposes au milieu des rizieres, ou a ces barques cachees sous des roseaux geants au creux de la riviere. En revanche, le ciel agite se marie parfaitement a l'humeur de la Mer de Chine aujourd'hui. Du vent, de la houle, des embruns. Le drapeau est rouge, alors vite, retournons a Hoi An attraper un bus pour descendre encore plus au sud et cette fois, peut-etre trouverai-je le soleil tant attendu?

 

Hoi-An-5690.JPG

Arrache du riz avant repiquage

 

 

 

 

Hoi-An-5644.JPG

Partager cet article
Repost0
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 08:11

Adieu les grottes imposantes, je me leve a 4h30 pour rejoindre Hue en minibus. Cinq heures plus tard, je me fais deposer a l'entree de la ville et prend un taxi pour les quelques kilometres qui me separent de mon backpackers. La course m'aura coute presque aussi cher que le trajet Phong Nha-Hue. Oui, il faut savoir lacher prise parfois en voyage. Le ciel qui m'attend est toujours aussi gris et cremeux. Je repense a Bruxelles qui doit etre de la meme couleur a l'heure qu'il est. N'ayant rien avale avant mon depart, je file au marche pour un Bun Bo Hue, soit un bouillon avec des nouilles, du boeuf et des herbes fraiches. Revigoree, je retourne le ventre plein et detendu faire une petite sieste dans mon lit superpose.

 

Hue-5416.JPG

Fruit du dragon au marché de Hue

 

Il ne reste pas grand chose de l'ancienne capitale du Vietnam, si ce n'est des vestiges du palais imperial bien abrites derriere d'epais murs de fortification. Je visite le site au pas de course, car il est un peu tard et mine de rien, le palais imperial etait particulierement etendu. Pas de batiments grandioses, mais une succession de "petits batiments" qui ressemblent a des pagodes. Meme toits de tuiles et decorations en ceramique, meme structure de bois. Seul l'interieur change. Pas de figures deiques, mais un trone qui me fait dire que je suis dans la salle d'audience ou un panneau indiquant qu'il s'agit de l'ancienne salle a manger, etc... 

 

 Hue-5436.JPG

 L'ancienne salle à manger transformée en salle des atours 

 

Beaucoup des batiments sont en cours de restauration, ce qui fait plaisir, car le pays entretient son passe glorieux. Ou ce qu'il en reste. Hue etant au nord du pays, les Americains s'en sont donne a coeur joie au cours de lourdes seances de bombardement, rayant beaucoup de villes et villages de la carte. Malheureusement, la cite imperiale n'a pas echappe a ce sort funeste.

 

Hue-5437.JPG

Une aile du palais reconstruite

 

Degoutee par le temps et alors que l'envie de soleil se fait serieusement sentir, je decide de fuir Hue a grandes enjambees. Tant pis, la campagne environnante, tres jolie parait-il attendra. 

 

Hue-5420.JPG

Beau comme un ciel du Nord

 

 

 

Hue-5414.JPG

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 11:20

Bon, ca suffit Hanoi, son froid et son ciel gris. Direction Phong Nha, qui se prononce Fong Nia, mon lecteur agrege. La ville se trouve une nuit de train plus au sud, quelque part entre les montagnes. Le train constitue un defi de choix. Comment dormir dans une canette d'Orangina en phase de test? Les trains ne depassent pas les 50km/h de moyenne, mais les Viets n'ont pas encore pourvu leurs wagons de roulements a billes, de coussins d'air ou de quoique ce soit qui puisse amortir les chocs, meme minimes. J'arrive un peu defoncee a la gare de Dong Hoi ou un taxi pour Phong Nha m'attend. Etant la seule touriste du train a avoir reserve au Easy Tiger Backpacker, les 500 000 dongs de la course sont pour ma pomme. Cela equivaut a 25$ ou 20 euros environ, soit une fortune en espece locale pour une petite heure de route.

 

 PHONG-NHA-5290.JPG

 

Arrivee a Phong Nha, il fait sensiblement plus chaud ou moins humide peut-etre. Pas de quoi laisser tomber la polaire non plus. Je vais me coucher directement histoire de recuperer de ma nuit. Aux alentours de Phong Nha, il y a trois grottes a visiter. Celle de Phong Nha tout d'abord qui se fait en bateau. Vu le prix eleve, je passe mon tour, car j'ai laisse une bonne partie de mes thunes dans le taxi. Il y a ensuite Paradise Cave, qui a ete la plus grande du monde pendant deux ans. 31 kilometres de long, plusieurs dizaines de metres de hauteur sous voute. Et il y en a une troisieme, qui est desormais classee comme la plus grande au monde. Mais seules 84 personnes ayant envie de claquer 3000$ pour une semaine de trek intense y ont acces tous les ans.

 

 PHONG-NHA-5307.JPG

 L'immense Paradise Cave

 

Va pour Paradise Cave. Je loue un scooter, car elle se trouve a une quinzaine de kilometres de Phong Nha. Et comment te dire... Aucune photo n'aura suffisamment de profondeur de champ pour rendre hommage a celle qui fut dans le Guiness Book des records. Seul le premier kilometre a ete amenage et est ouvert au public. Et ce kilometre defie l'entendement. En plus de la grandiosite de la grotte, des stalagtites et -mites geants viennent se poser la, de toutes formes et de tous les aspects, parant ses parois d'une fresque des plus incroyables. Bonus appreciable par les temps qui courent, il y fait une vingtaine de degres, autant dire un luxe hiver comme ete.

 

PHONG-NHA-5401.JPG 

Miroir, mon beau miroir

 

La route qui me ramene a Phong Nha serpente dans les montagnes, au milieu de la campagne et me font tomber definitivement amoureuse du Vietnam. Un seul regret, l'absence de ciel bleu qui m'empeche de faire des photos de carte postale et de te temoigner de la majeste et de la beaute de cette region. J'espere que ces quelques motsauront su te convaincre qu'il faut absolument venir ici. En revanche, choisis bien ta saison!

 

PHONG-NHA-5406.JPG

De retour de Paradise Cave

 

 

 

 

 

PHONG-NHA-5317.JPG

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 11:34

On ne va pas s'en cacher, cela fait bien vingt ans que je rêve de voir la baie d'Halong, ce qui explique en partie ma présence au Vietnam. J'ai réservé ma croisière depuis Hanoï et je redoute un peu le résultat. On entend partout et tout le temps des histoires d'arnaques ou de bateaux vraiment pourris jusqu'à la coque. J'ai mis le prix (135$ tout de même) pour un bateau moyen de gamme. En arrivant à Halong après 4 heures de bus et un arrêt dans un magasin pour touristes qui vendaient d'affreuses statues, on a tous eu un moment de doute en apercevant notre embarcation. Une fois à bord, heureusement, les retenues ont vite été levées. Le bateau est plutôt confortable et en bon état. Seule sa peinture extérieure laisse à désirer.

 

 Halong-5064.JPG

 Le Cristina, ma coquille de noix


Nous embarquons donc à bord du Cristina sur l'heure du déjeuner, qui nous est d'ailleurs servi aussitôt, et nous mettins le cap vers les formidables montagnes qui peuplent la baie d'Halong. Malheureusement, le ciel est tout blanc et il fait un froid de gueux. Nous naviguons pendant une quarantaine de minutes jusqu'à l'entrée d'une grotte, passage obligé de tous les touristes sur Halong. Nous grimpons les 200 marches jusqu'à son entrée et pénétrons dans la première chambre, assez jolie, mais pas très impressionnante. C'est dans la troisième chambre que tout se décante et que fusent les "ohhh" et les "woow". Une immense grotte de plusieurs centaines de mètres de long tapissée de stalagtites et de stalagmites de toutes formes forment un ensemble assez saisissant. Je regrette un peu le mauvais goût français ou chinois ou britannique en matière d'éclairage... Ce sont eux qui ont financé l'aménagement de la grotte il y a quinzaine d'années, afin de promouvoir le tourisme au Vietnam.

 

Halong-5149.JPG 

La troisième chambre de la grotte

 

Une fois la grotte visitée, nous redescendons à notre barcasse et faisons escale sur un village flottant. Il est question de faire du kayak, mais je passe mon tour allègrement. Hors de question de m'approcher de l'eau alors qu'il ne doit faire que 12°! Les valeureux kayakistes rentrent bien vite au bateau et nous mettons le cap sur un ilot voisin et sa plage. Là non plus, l'idée d'une baignade n'emporte pas les suffrages. En revanche, nous pouvons monter en haut de la montagne par un escalier aménagé qui doit bien compter 500 marches. Une fois en haut, il est vrai que la vue vaut le coup d'oeil. Le soleil hésite même à se montrer timidement à l'heure d'aller se coucher. Nous repartons sur notre bateau prendre une douche chaude, jouer au 421 et dîner. 

 

Halong-5184.JPG 

Seuls au monde? Pas vraiment...

 

Le lendemain, lever aux aurores pour profiter du soleil et du ciel bleu! Yessss, nous les aurons nos photos de carte postale. Il est vrai qu'avec le soleil la baie prend une toute autre couleur, se parant de jade. Une fois le petit-déjeuner avalé, le bateau se rend à un élevage d'huitre perlière. Nous découvrons comment, à l'aide de la procréation techniquement assistée, les huitres font des perles. Malgré tout l'intérêt que l'opération comporte, je trouve plus agréable de prendre un bain de soleil sur le pont supérieur de bateau et de profiter de cette magnifique baie, qui il est vrai, vaut bien le voyage.

 

Halong-5262.JPG

La baie d'Halong sous le soleil

 

 

 

 

 

Halong-5227.JPG

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:45

Après un départ trop matinal de Kuala Lumpur et une arrivée un peu longue à Hanoï, j'ai pourtant su immédiatement que cette ville allait me plaire. Elle possède le charme des vieilles villes asiatiques avec son Vieux Quartier fourmillant, le charme des villes colonialistes avec son Quartier Français et le charme des capitales chargées d'histoire avec ses musées et ses bâtiments parfois millénaires.

 

 Hanoi-4862.JPG

 Le Vieux Quartier 

 

Le Vieux Quartiers est un amas compact de maisons anciennes, de ruelles bordées de boutiques "spécialisées" et de restaurants de rue, où on se pose le cul sur un tabouret (très) bas en plastique en attendant que la bouffe arrive. Le temps n'est pas à son plus beau et il fait froid. Oui, l'hiver existe bel et bien au Vietnam et le thermomètre ne dépasse pas les 15 degrés. Bon, ce n'est pas les frimas de l'Himalaya, mais cela fait 6 mois que je suis en été et je n'avais pas prévu de vêtements chauds pour ce périple asiatique. Je ne me laisse pas abattre pour autant et prends plaisir à déambuler dans ce quartier extrêmement touristique, mais qui continue de vivre comme si de rien n'était. Atmopshère, atmopshère.

 

 Hanoi-4905.JPG

 Cuisine de rue dans le Vieux Hanoï

 

Je m'éloigne un peu pour visiter la Maison Centrale, ou ce qu'il en reste. Il s'agit de la prison édifiée par les Français, aujourd'hui transformée en musée anti-colonialiste. Je ne sais pas à quel point le Vietnam était unifié avant l'arrivée de la France sur leur territoire, mais une chose est sûre, notre passage n'a pu que cimenter leur sentiment d'unité nationale. Les cellules ont été laissées intactes et les panneaux parlent de torture, de terrorisme, de mauvais traitements infligés aux Vietnamiens de passage par la Maison Centrale. Il faut bien avouer que la guillotine exposée ou le mitard avec ses cellules au sol incliné et où le prisonnier entravé ne pouvait s'adosser au mur, ne peux que leur donner raison.

 

Hanoi-4911.JPG 

L'ancienne prison

 

Comment s'arrêter à Hanoï sans rendre visite à son plus célèbre habitant? Je parle de Hô Chi Minh bien sûr! Il a été embaumé après sa mort, malgré sa volonté d'être incinéré, et git aujourd'hui dans un mausolée de marbre au bon goût stalinien. Je pars de bon matin le dimanche, et me retrouve à faire la queue avec les Vietnamiens et quelques touristes intrigués. Nous devons laisser nos sacs et appareils photo à l'entrée. Les téléphones portables doivent demeurer éteint. Il est hors de question de troubler l'Oncle Hô dans son sommeil éternel. Nous progressons en procession le long d'une immense esplanade gardée par des militaires en uniforme d'apparat blanc. Dans le mausolée, il est interdit de s'arrêter. Nous avançons donc en file indienne. Oncle Hô repose sous un cube de verre dominé par une faucille et un marteau et l'étoile vietnamienne, tout en marbre jaune incrusté dans de grands panneaux de marbre rouge. La classe! Il est rigolo de constater que certains Vietnamiens qui viennent ici en pélerinage n'osent même pas regarder le maccabé. Ils défilent en regardant le bout de leurs chaussures, intimidés par la grandeur de l'endroit et de l'homme, probablement.

 

Hanoi-4995.JPG 

Le mausolée d'Hô Chi Minh

 

Non loin de là, le Temple de la Littérature. Il s'agit d'un des plus vieux temples bouddhistes du Vietnam, érigé il y'a mille ans. Il porte ce nom, car les moines du temples enseignaient les nobles lettres aux élèves méritants. Il s'agissait en fait d'une université. Les élèves les plus assidus et les plus doués se voyaient gratifier d'une stèle portant leur nom et leur ville d'origine et disposée à l'entrée du temple. Temple de la Littérature, mais aussi temple de la sérénité avec ses petits jardins manucurés et ses bonsaïs géants, qui doivent, pour certains, être aussi vieux que le temple. Le seul souci, c'est que les touristes débarquent ici par bus entiers, et malgré la pluie et le froid, la sérénité s'en trouve un peu perturbée. Le Temple continue d'entretenir des liens étroits avec le monde universitaire. Les étudiants fraîchement diplômés viennent prendre ici la pause, à l'américaine, avec leurs toges et chapeaux, pour une photo souvenir. Nul doute qu'ils viennent également brûler quelques bâtons d'encens et faire le voeu d'une longue carrière prospère.

 

Hanoi-5007.JPG 

Le temple de la littérature    

 

Un des meilleurs musées d'Hanoï est celui dédié à la femme. Il fallait bien un pays communiste pour rendre à la femme la place qu'elle mérite, sur la plus haute marche du podium. Le musée présente, au cours d'une scénographie très bien agencée, l'importance de la femme dans la société vietnamienne. De la femme courageuse et travailleuse, qui se lève aux aurores pour vendre des fleurs ou des fruits dans la rue, afin d'apporter une maigre contribution à l'éducation de ses enfants; de la femme issu des minorités ethniques, aux talents de brodeuse et de tisseuse incomparables et qui transaparaissent dans de somptueux costumes encore portés dans certaines régions montagneuses; de la femme volontaire et farouche qui a contribué à l'effort de guerre en donnant ses enfants et son mari à l'ennemi français, puis l'ennemi américain, quand elle n'a pas elle-même participé armes à la main; A travers la femme et l'hommage qui lui est rendu ici, on comprend mieux l'organisation de la société vietnamienne (parfois matrilinéaire, où l'héritage revient aux filles), les différentes tribus qui peuplent le pays et on se dit qu'être une femme française c'est tout de même beaucoup plus confortable. 

 

 Hanoi-4920.JPG

Costumes ethniques

 

J'effectue également un court détour par le musée des beaux-arts. Il est intéressant de constater que la plus large part est consacrée à l'art de la guerre. Ou comment la guerre du Vietnam a largement inspiré les artistes actifs dans les années 70, contribuant à la propagande, sans ses codes classiques de colosses à gros bras écrasant du bout de leur pied l'ennemi impie. Là aussi, la femme est souvent représentée effectuant les travaux des champs le fusil sur le dos ou creusant des tranchées. Le Vietnam serait-il un pays féministe qui expliquerait que je m'y sois instantanément senti si bien?

 

Hanoi-4921.JPG

La femme, outil de propagande?

 

 

 

 

 

Hanoi-5050.JPG

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Astrid autour du Monde
  • : Viens je t'emmène... J'ai initié ce blog à l'occasion d'un périple de 3 mois en Australie, Nouvelle-Zélande et parcs nationaux US... Et puis j'ai continué à chacun de mes voyages. Si toi aussi tu as la bougeotte et que tu aimes découvrir de nouvelles destinations, tu es sur le bon blog!
  • Contact

Recherche

Liens