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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:17

Adieu Bagan, temples et pagodes, nous prenons la route pour le Lac Inle, un joyau de nature et de vie rurale. Nous nous levons aux aurores, prêtes à affronter 10 heures de bus en priant pour que les Birmans ne les passent pas à vomir. Nous somnolons gaiement au son de Justin Bieber passé en boucle sur le petit écran du car quand tout à coup une femme se met à crier "STOP! STOP!". La soute à bagages s'est ouverte. Nous nous arrêtons en pleine cambrousse et le chauffeur aidé de son assistant inspectent les montants, tandis que les touristes inquiets se ruent pour s'assurer que leur bagage est toujours là. Nous n'avons rien perdu, mais un des montants est cassé et le coffre ne ferme plus. Le chauffeur et son assistant bricolent une fermeture provisoire à l'aide d'une vieille chambre à air. Mc Gyver n'a qu'à bien se tenir. Nous roulons jusqu'à la ville suivante ou nous nous arrêtons pour effectuer une réparation plus solide, et nous reprenons la route jusqu'à Inle, sans encombre. Arrivées dans la ville, nous nous faisons rançonner de 10$ pour un pass valable une semaine. Les bons vieux réflexes de l'ère de la junte militaire ne sont pas tous morts. Une camionette-taxi nous attend pour nous conduire à notre hôtel, charmante petite villa de bois aux chambres équipées de moustiquaire. Pour une fois, les 50$ sont presque mérités. Nous passons une agréable soirée sur notre petit balcon donnant sur la rue à la fraîcheur du soir. Inle nous voilà!

 

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Le lac Inlé entouré de montagnes

 

Armées de joie et de bonne humeur, nous décidons de louer des vélos et de parcourir les abords du lac. C'est un peu comme le lac Léman, avec des montagnes alentours, mais moins hautes et pas de Genève, de Lausanne ou d'Evian sur ses rives. Juste quelques villages à traverser et une route pas toujours bien goudronnée. Nous commençons par la rive gauche et faisons halte dans un domaine viticole. Perché à flanc de colline, nous abandonnons nos vélos pour garder le mollet fin et terminons la montée à pied, sous le cagnard. Un riche birman s'est toqué de faire du vin il y a une petite dizaine d'années. Il a planté à peu près tous les cépages, ici et un peu plus loin et produit une large gamme d'assemblage et de monocépages. Il est encore un peu tôt pour la dégustation, mais je sais que j'en trouverai en ville pour accompagner mon repas du soir. J'ai testé la syrah, trop concentrée, mais tout à fait buvable. Je connais des vins australiens, américains et français bien plus mauvais que ça. Un guide nous fait faire le tour de la cuverie et de la salle d'étiquettage, non sans fierté, puis nous reprenons notre route.

 

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Le rosé du Red Mountain Estate

 

Katia, à fond sur les pédales, s'étale dans un banc de sable et se fait sauter le genou. Des ouvriers occupés à réparer un pont non loin de là volent à son secours, examine le genou et ordonne à Katia de rester assise. Elle fait signe que "ça va, ça va" et nous repartons. Nous faisons une pause à l'entrée d'un petit village, contentes de nous rafraîchir avec une de ces boissons américaines gazeuses et trop sucrées. Un petit jeune passant par là nous propose de nous faire traverser le lac sur sa barque. On négocie ferme et nous voilà embarquées à bord d'un de ces "longtail boat" pour regagner l'autre rive.

 

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La traversée du lac avec les vélos

 

La traversée du lac est magnifique, immense étendue bleutée, ponctuée de villages sur pilotis sur ses rives. Ce n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend le lendemain. Mais nous voilà déjà de l'autre côté et nous devons parcourir les 8km qui nous séparent d'Inle sur une route qui monte et qui descend. Arrivées au bout du lac, nous empruntons une autre route, non asphaltée, qui rejoint Inle. Elle est magnifique, bordée d'arbres qui projettent une ombre salvatrice avec le lac sur la droite et les champs sur la gauche. Mais c'est un vrai tape-cul en grosses pierres concassées et elle semble interminable. Une fois arrivée au bout, j'attends Katia qui rale et qui peste, qui déteste le vélo, qui ne remontera plus jamais sur une selle équipée d'un guidon, qui... tiens! mais on dirait moi! Allez Katia, avoue maintenant que le plus dur est passé que ça te fait un bon souvenir!

 

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Cabanes de jardin flottant

 

 

 

 

 

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commentaires

K
Je te remercie d'avoir utilisé un euphémisme pour ma chute, perso j'aurais dit que je "m'étais étalée comme une grosse m****" :-)
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  • : Astrid autour du Monde
  • : Viens je t'emmène... J'ai initié ce blog à l'occasion d'un périple de 3 mois en Australie, Nouvelle-Zélande et parcs nationaux US... Et puis j'ai continué à chacun de mes voyages. Si toi aussi tu as la bougeotte et que tu aimes découvrir de nouvelles destinations, tu es sur le bon blog!
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